Pourquoi visiter le parc National de la Langue de Barbarie (PNLB)

Le Parc National du Djoudj et sa langue de Barbarie en quelques mots

Pour découvrir le Parc National du Djoudj ou PNOD, il faut parcourir environ soixante kilomètres au nord de Saint-Louis dans le delta du fleuve Sénégal. Dans ce parc, les saumâtres ou les zones humides avec des eaux douces, la savane sahélienne dotée de plusieurs canaux, les lacs, les marécages et les bassins se succèdent. À coup sûr, le Parc National du Djoudj fait partie des plus belles expériences ornithologiques que vous pouvez vivre dans l’ouest de l’Afrique.

Ce Parc National est de ce fait un pont de sable situé entre deux fleuves : l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal. C’est au seizième siècle qu’un navigateur portugais du nom de Dinis Dias a découvert cette zone et lui a donné le nom de « Langue de Barbarie » au regard de sa configuration atypique.

La vie du Parc National de la Langue de Barbarie est liée à celle des populations riveraines. Des rives du parc, elles extraient du sel, recueillent des condiments qui assaisonneront leur plat de riz et leurs produits de pêche. La cohabitation entre l’homme et son environnement naturel n’est pas toujours évidente. L’équilibre sensible trouvé entre l’homme et la nature fait partie du charme du Parc National du Djoudj.

Avec une superficie de 2 000 hectares, le Parc National du Djoudj a vu le jour au cours de l’année 1976. Il est encadré par l’embouchure du fleuve Sénégal, les marigots qui entourent le continent, l’extrémité constituée de sable de la Langue et les deux petites îles qui se situent au cœur du fleuve.

Le Parc National de la Langue de barbarie, un patrimoine menacé

Au cours de l’année 2003 et plus précisément en octobre, pour parer à un risque imminent d’inondation à Saint-Louis au Sénégal, le chef de l’État Abdoulaye Wade a ordonné de creuser à travers le parc un canal de ruissellement d’une longueur de sept kilomètres. Avec le temps, ce canal s’est suffisamment agrandi en s’étendant vers le sud et provoquant des transformations majeures sur l’environnement. Ces dernières affectent considérablement le village environnant de Doun Baba Dièye.

Avec cette grosse cicatrice environnementale qui traverse le parc, la Langue de Barbarie est désormais divisée en deux portions isolées qui ne cessent de se distancer. Mesurant seulement quelques mètres dans les années 2003, le canal est devenu aujourd’hui une tranchée de plusieurs kilomètres.

Devenue par défaut une embouchure, ce canal de ruissellement est à présent le chemin de prédilection des pêcheurs de Guet Ndar, de Ndar toute, de Goxumbacc ou de Santiaba. Il se trouve que les pirogues qui jadis accostaient sur la plage peuvent désormais être amarrées au bord du fleuve Sénégal. Même s’il est plus pratique pour la traversée, ce canal de fortune est tout de même très risqué. Pour preuve, on y a déjà enregistré plusieurs cas de naufrages ainsi que de nombreuses pertes en vies humaines.

Petites astuces pour profiter pleinement du parc national de la Langue de Barbarie

La majorité des guides officiels démontre une passion moyenne pour la nature. Mais rassurez-vous ! Ce n’est pas indispensable pour vous d’être guidé. Toutefois, pour vous garantir une belle expérience, nous vous proposons de vous faire accompagner du guide ornithologue de grand talent connu sous le nom de « Vieux » Ngom. Doté d’un génie indescriptible, il peut repérer tout oiseau dans ce parc dont il connait les moindres recoins. Pour joindre ce dernier, n’hésitez pas à prendre par le seul hôtel du Parc National de la Langue de Barbarie.