Vidéo & cinéma

Cette page est assez ancienne et non enrichie...

Une bonne cassette vidéo à visionner avant un premier voyage au Sénégal.

1ère cassette vidéo consacrée à la pêche sportive au Sénégal; avec Bertrand Vachette du Saly Fishing Club des Résidences du Port.

prod.Ed PacificPêche 0238568383

Le cinéma Sénégalais est riche, drôle, tendre, émouvant, virulent parfois! Il faut voir "Little Sénégal", "Karmen", etc... "Les caprices du fleuve" aussi, de B.Giraudaux, avec Bohringer l'Africain!
Par sa qualité et sa diversité, le cinéma sénégalais est l'un des plus riche d'Afrique.. Il compte aujourd'hui près de 300 films dont près d'une cinquantaine de longs métrages. Dès 1960, Paulin Soumanou Vieyra (Afrique-sur-Seine, coréalisé avec Mamadou Sarr en 1955) apparaît comme le précurseur d'un cinéma national que va illustrer une première génération de cinéastes (Momar Thiam, Ababacar Samb) qui sera par la suite largement dominée par Ousmane Sembene; révélé en 1963 par Borom Sarret – œuvre majeure du cinéma africain naissant racontant les pérégrinations d'un colporteur avec sa charrette et son âne dans le dédale des rues de Dakar –, Sembene va marquer de sa personnalité éclatante et exigeante le cinéma sénégalais. Son œuvre, qui s'attache à la revalorisation de la culture africaine, est un cinéma progressiste profondément populaire (la Noire de …, 1966; le Mandat, 1968, premier long métrage du cinéma sénégalais en version ouolof, prix du jury à Venise; Emitaï, 1971, en version diola; Xala, 1974; Ceddo, 1976; Gelowar, 1993). D'autres réalisateurs sont venus plus tard donner une consistance nouvelle à une production nationale qui, à travers le genre documentaire, puise ses thèmes majeurs dans la satire sociale et politique. Citons Mahama «Johnson» Traoré, qui développe une peinture critique de la société (Diegue-bi, 1970; Lambaaye, 1972; N'Diangaane, 1975); Djibril Diop Mambéti, qui introduit, avec Touki-Bouki (1972), Hyènes (1992, adaptation de la Visite de la vieille dame de F. Dürrenmatt), un style neuf, plein d'invention et d'images visionnaires – ce qui explique sans doute son succès tardif –; Cheikh Tidiane Aw (Pour ceux qui savent, 1971; le Bracelet de bronze, 1974); Moussa Touré (Toubab Bi, 1991); Moussa Sene Absa (Tableau ferraille, 1995) et Safi Faye, qui, après un court métrage (la Passante, 1972), devient avec Lettre paysanne (1975), où elle porte un regard d'ethnologue sur les sociétés sérères, puis Fad'jal (1979) et Mossane (1996), la première cinéaste africaine. Il faut vivre l'expérience d'aller dans une salle de cinéma au Sénégal. Les spectateurs crient, rient, pleurent, chantent, dansent. C'est une expérience vraiment exceptionnelle!

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